Lampes Fluorescentes Compactes
Dans un objectif d'efficacité énergétique, les ampoules à incandescence de 100 watts sont retirées de tous les rayons de l'UE à partir du 1er septembre 2009. Elles sont remplacées par des lampes de nouvelle génération qui permettent de diminuer de 30 à 90% les consommations d'énergie pour un même flux lumineux exprimé en lumens.
Trois technologies de substitution aux lampes énergivores existent dans quasiment toutes les formes et toutes les tailles, avec tous les culots :
- Les lampes halogènes haute efficacité claires
- Les lampes fluorescentes compactes de classe A
- Les lampes à LED
Parmi ces technologies, la plus connue est la lampe fluorescente compacte (LFC) appelée aussi lampe basse consommation (LBC).
Ces lampes consomment 5 fois moins d'énergie que les ampoules à incandescence, mais font l'objet d'inquiétudes et de vives polémiques à cause du mercure qu'elles contiennent et des champs électromagnétiques qu'elles émettent.
: : : : : : : : : :
Les informations qui suivent découlent de 3 sources d'information :
- Un document de l'AFE (Association Française de l'Eclairage, lien avec les industriels)
Le « Point de vue de l'AFE » numéro 10 - 24 août 2009
Lampes fluorescentes compactes, Santé et Environnement - Un document de l'ADEME (institution publique financée par l'Etat)
Les Avis de l'ADEME
Les lampes basse consommation (LBC) - Août 2009 - Le Criirem (Centre de Recherche et d'Information Indépendantes sur les Rayonnements ElectroMagnétiques)
ECONOMIES D'ENERGIE
Les LFC permettent jusqu'à 80% d'économies d'énergie pour un même flux lumineux exprimé en lumens.
REDUCTION DES EMISSIONS DE CO2
En lien direct avec les économies d'énergie, les LFC permettent de réduire les émissions de CO2.
Le contenu carbone de l'électricité en France pour l'éclairage est de 100g de CO2 par kWh électrique.
Source : Document ADEME - Note de cadrage sur le contenu CO2 du kWh par usage
en France - 14 janvier 2005
POLLUTION MERCURE
Les LFC contiennent du mercure tout comme les tubes fluorescents appelés communément « néons ».
Elles en contiennent aujourd'hui 2 à 5 mg par lampe, contre 100 mg dans les années 80.
A titre de comparaison, 5mg c'est 5 fois moins que le mercure contenu dans les piles
boutons (25mg).
Concrètement :
- Respecter les consignes de tri afin de favoriser le recyclage des LFC par Récylum (organisme agréé).
- En cas de bris, utiliser un balai (l'aspirateur va disperser le mercure dans l'air) et aérer la pièce.
CHAMPS ELECTROMAGNETIQUES
Un champ électromagnétique se caractérise par l'intensité du champ électrique (V/m) et l'intensité du champ magnétique (tesla ou gauss) pour une fréquence donnée (Hz).
A ce sujet, voir le classement des ondes sur le site du Criirem
Le champ électromagnétique décroît en fonction du carré de la distance à la source.
- Position de l'ADEME : pas de danger au delà de 30 cm.
- Position du Criirem : respecter une distance de 80-100 cm.
Concrètement, on peut privilégier des technologies lampes halogènes haute efficacité claires ou lampes à LED pour les lampes de bureau et de chevet.
D'ici fin 2009, l'ADEME va tester une centaine de références.
« Le protocole de mesure a été établi par l'AFSSET, et validé par l'association Criirem, le Syndicat de l'éclairage, des laboratoires agréés indépendants et l'AFE. Tous ont notamment confirmé
l'impossibilité de mesurer des champs électromagnétiques de manière fiable à moins de 30 cm de leur source d'émission » (document AFE fin du § 4.2).
